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Meat, murder and more... |
Ce commentaire exprimait un désaccord profond avec toutes les remarques pro-végétariennes semées au fil de ce blog-note. Contrairement aux commentaires peu constructifs et souvent insultants que continue à me valoir un super vieil article sur les sports motorisés, ce commentaire avait trois mérites : celui d'être courtois (j'aime bien les gens pas d'accord mais respectueux), celui d'être argumenté (j'aime bien les arguments qui dépassent le "connard d'écolo extrémiste militant, retourne manger ton tofu maltraité") et surtout celui de condenser en quelques lignes toutes les réactions que l'annonce de mon régime alimentaire suscite à chaque fois que je rencontre de nouvelles personnes. Voici donc ma réponse à Lorhwinohoq, un petit guide du Que répondre à l'omnivore pas d'accord....
Pour moi, il n'y a qu'une bonne raison d'être omnivore, celle du plaisir gustatif...
Pour moi, il y a deux inconvénients quand on est végétarien: on a rarement le choix au resto et il faut sans cesse expliquer et justifier ses choix.
Qu'un juif ou un musulman refuse une tranche de jambon ou un saucisson, qu'un jeune éphèbe refuse la viande rouge par égard pour sa santé, nul n'y trouve à redire... mais qu'on se hasarde à dire qu'on ne mange ni viande ni poisson par conviction éthique et c'est souvent le début d'une longue conversation qui va occuper une bonne partie du repas.
Après quelques années, je commence à être rodée et puisque les questions sont toujours les mêmes, je ne cherche plus la créativité et ressors inlassablement les mêmes réponses. Petite démo à partir du commentaire de Lorhwinohoq*...

| 1- L'omni dit : Je constate que vous militez contre le "massacre animal" et que vous faites une fierté de ne pas manger de viande. Je ne suis pas du tout d'accord. |
| Hooly dit : Chouette, on va pouvoir discuter donc! |
| 2- L'omni dit : De tout temps on a mangé de la viande, |
| Hooly un peu déçue par l'argument : Aie, là, on ne va pas être d'accord. Pour moi , le "de tout temps" est à proscrire dans nombreux débats, comme me l'ont inculqué moults professeurs du secondaire comme du supérieur. De tout temps, les hommes ont fait la guerre, donc tapons nous gaillardement sur la tête, de tout temps, les maladies ont décimé les populations donc laissons faire la nature et laissons les bactéries et les virus s'épanouir joyeusement. Pour moi, en appeler à la tradition ou à l'histoire n'est en aucun cas une justification. C'est au nom de la tradition qu'on excise encore des fillettes ou qu'on torture des taureaux dans les arènes : le passé n'a malheureusement pas le monopole de la raison et c'est ce qui permet de parler de progrès |

| 3- L'omni dit : notre physionomie vous le dira : nous sommes faits pour être omnivores et donc manger de tout. |
| Hooly amusée: Quand j'avais 3 ans, on m'a opérée de l'appendicite, on m'a enlevé un bout de truc osbsolète dont je me passe très bien. Si je regarde ma physionomie naturelle sans passer par la case épilation, j'ai des jambes pleines de poils dont je me dis qu'ils ont du servir à mes ancêtres mais dont je serais bien aise de me passer définitivement. Tout ça pour dire que le corps contient des traces d'activités passées qui ne servent plus. Alors quand on me dit que si j'ai des canines, c'est bien que je dois manger de la viande, j'ai un peu de mal à comprendre l'utilité de fameux bout d'appendice ou l'intérêt de mes poualopattes... |
| 4- L'omni dit : Nos besoins aussi reflètent cet état de faits : il est difficile (mais pas impossible, j'en conviens...) d'équilibrer sa nourriture afin de ne pas avoir de carence en vitamines (qui sont des éléments indispensable au bon fonctionnement du corps humain et qui ne peuvent pas être synthétisés. Lorsque vous en manquez, si cela n'est pas trop grave, vous ne le sentez pas, mais votre corps fonctionne moins bien) puisque certaines vitamines se trouvent de façon privilégiée dans la viande. |
| Hooly dit : Tout à faire d'accord avec ce point, aujourd'hui, en France, il est difficile mais pas impossible d'équilibrer sa nourriture. Quand je vais au restaurant, quand je vais à la cantine, je mange des repas carencées. Pourquoi? Parce que je mange un repas d'omnivore mais sans la portion de protéines. A la maison, je mange équilibré parce que je mange des repas végétariens qui tiennent compte de mes besoins. Un paradoxe : il est plus difficile de manger végétarien et pourtant les végétariens mangent mieux Pourquoi? Parce qu'il y a une conscience active de l'alimentation et qu'on nous serine tellement qu'on va être carencé qu'on fait attention. Combien de mes amis omnivores ne se nourrissent que de pâtes et de viande le soir? |
| 5- L'omni dit : J'ajouterai en plus que les viandes rouges sont d'excellentes sources de fer (et près d'une femme sur trois est déficiente en fer), et que le fer d'origine animal est plus facilement utilisé que le fer d'orgine végétale (puisque le fer d'origine animal est directement sous forme utilisable). |
| Hooly dit : J'imagine qu'il s'agit d'une femme sur trois omnivores;-). Ce qui montre bien que ce régime ne garantie pas forcément un bon équilibre. Parce que je fais pas mal de sport, j'ai pu constater que mes carences en fer étaient identiques à celle des omnis (notamment suite à des courses de type marathon ou semi-marathons). Je suis ok sur la plus grande facilité d'absorption du fer animal mais dans le cadre d'un régime végétarien équilibré, le taux de fer est toujours bon ou du moins ni meilleur ni pire que dans le cadre d'un régime d'omni (et le taux de choléstérol en général beaucoup plus bas). Le seul truc qu'on ne trouve QUE dans les produits animaux est la vitamine B12, les végétaliens qui ne consomment aucun produit dérivé devront se suppléer, les végétariens la trouveront dans le beurre, les produits laitiers, etc. |
| 6- L'omni dit : Les viandes sont donc de très bons aliments et s'il est possible d'équilibrer son alimentation en étant végétarien (mais pas en étant végétalien, désolée), c'est une chose qui n'est pas simple : les acides aminés essentiels ainsi que les vitamines dont je parle plus haut risquent de manquer. Equilibrer son alimentation en étant végétarien demande une forte implication et de bonnes connaissances en nutrition afin d'associer les bonnes céréales avec les bonnes légumineuses. C'est pourquoi je pense malheureusement que de nombreux végétariens sont déficients en éléments essentiels, même s'ils ne le ressentent pas. |
| Hooly dit : Voir réponse précédente mais bien d'accord sur le fond, apprenons tous à manger mieux! ;-) |
| 7- L'omni dit : Vous êtes indignés par l'agriculture intensive ? Je le comprends, mais est-ce nécessaire pour cela de condamner toute nourriture animale ? Je vous signale que pour le moment, nous n'avons pas encore trouvé d'autre solution pour nourrir la population grandissante et que même si nous étions tous végétariens, il ne serait que plus difficile de tous nous nourrir correctement. |
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Hooly dit oui puis non : Concernant l'agriculture intensive, je pense que tout le monde
sera d'accord pour dire qu'il y a un souci, et ce, à tous les niveaux, du point de vue animal en terme de souffrance et du point de vue humain en terme de qualité et de tromperie. Concernant la seconde partie de la question, votre assertion est erronée. Il faut entre 10 kg et 15 kg de céréales pour produire un kilo de viande et cinq fois plus d’eau pour produire des protéines de bœuf que des protéines de soja. Autrement dit, non seulement l'élevage intensif entraine une agriculture intensive polluante et peu productive mais en plus il faut savoir qu'actuellement de nombreux pays s’appauvrissent en produisant du bétail pour l’exportation ou en cultivant des aliments qui serviront à nourrir les animaux de boucherie des pays riches. Autrement dit, on nourrit les animaux des riches tout en mourant de faim, quand bien même toutes les prévisions s’accordent toutes : les céréales ne seront bientôt plus produites en quantité suffisante pour la population humaine. Voici qui explique pourquoi certains végétariens le sont uniquement pour des raisons écologiques et humanitaires Enfin, pour finir de répondre à la question, du point de vue éthique, je pense que l'homme n'a plus besoin de tuer pour se nourrir, qu'il est archaïque et barbare de tuer des êtres sensibles pour manger. |
| 8- L'omni dit : cela vous choque de manger des êtres vivants ? Mais les légumes, les fruits, les céréales, les légumineuses aussi sont vivants ! Nous ne pouvons pas nous nourrir de cailloux, nous avons besoin de nourriture vivante. |
| Hooly dit : Ahhhhh non, pitié, pas l'argument du cri de la carotte! Je ne sais pas où les omnis vont toujours chercher ça, mais même ma plus petite cousine comprend qu'il y a une différence entre un cochon et une carotte! En fait, cela ne me choque nullement de manger du vivant, bien au contraire, je privilégie la nourriture vivante (graines germées, fruits de saison non irradiés, etc.). Ce qui me choque c'est de me nourrir d'êtres sensibles, d'individus qui souffrent ou ont du plaisir. Je ne fais pas la différence entre vivant ou mort, je fais la différence entre sensible et insensible. |
| 9- L'omni dit : De plus, dans les régions de campagne où l'on laisse proliférer les animaux de la forêt (et donc où on ne chasse pas pour réguler la population animale) les animaux provoquent de très gros dégâts dans les cultures mais aussi au niveau des habitations. L'homme a un devoir de prédateur qu'il doit assumer, que cela lui plaise ou non. Une population animale sans prédateur finit imanquablement par dégénérer. |
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Hooly pas contente : Je crois bien qu'on a laissé proliférer l'humain partout sur la terre et qu'il a
déjà provoqué des dégâts irréparrables, alors franchement j'ai du mal à comprendre que les grignotages de lapins ou les ballades des ours puissent lui nuire. C'est peut-être parce qu'il n'a
pas de prédateur qu'il a dégéné... ;-) Tout ça pour dire qu'on ne peut pas à la fois réclamer l'ordre naturel et une régulation artificielle... "L'homme se doit d'être prédateur", une affirmation gratuite de la sorte a des échos douloureux "La femme doit obéissance et soumission à l'homme" , "l'homme blanc est supérieur à l'homme noir". Sur quel fondement baser de telles théories? Comment l'homme peut-il à la fois se réclamer de la nature et la bafouer. L'homme se confond dans l'animal en ce qu'il est sensible et il s'en distingue en ce qu'il est moral. Par que l'être humain a une moral et une éthique, il a un devoir et une responsabilité que les animaux n'ont pas. On ne peut condamner le chat qui joue et tue la souris, mais on peut condamner l'humain qui fait souffrir un autre être sensible parce qu'il porte en lui la posssibilité de dire non à ses pulsions |
| 10- L'omni dit : Je concluerai en disant qu'il n'y a aucune raison pour que nous ne mangions pas de viande. Après tout, les autres animaux de la nature en mangent aussi, et même si l'on prend l'exemple des animaux herbivores, nous sommes faits différemment d'eux : nos dents, notre tube digestif, notre métabolisme est différent. |
| Hooly contente: Promis, je prépare un autre article sur toutes les bonnes raisons, éthiques, écologiques, sanitaires de ne pas manger de viande. |
| 11- L'omni dit : Merci aux personnes qui ont pris la peine de lire mon message, et j'attends vos réactions. Je tiens cependant à ajouter que certaines personnes sont végétariennes pour des raisons religieuses, et je ne peux que les respecter pour ce choix. |
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Hooly dit : C'est cet argument qui est
le plus difficile à comprendre pour moi! Pourquoi respecter le choix de certains de suivre aveuglément un dogme religieux et me refuser un choix éthique et philosophique? N'est-il pas
aussi noble et respectable de penser par soi-même? Je ne peux que m'irriter devant ce mépris de l'intelligence, c'est à cause de cette intolérance que je marcherai le 19 mai à
la Veggie Pride. La Veggie Pride n'est pas là pour informer ou
faire du prosélitisme, il y a d'autres actions pour ça, mais c'est le seul jour de l'année où je peux manifester qu'il y a une réelle fierté à penser par soi-même et à vivre selon ses
convictions dans un monde où tout nous pousse à suivre des normes sans réfléchir aux conséquences de ses actes. Je respecte davantage le chasseur qui tue de ses mains que la plupart des
omnivores français qui s'offusquent qu'on mange du chien en Corée et qui seraient incapables de visiter un abattoir, mais c'est une autre histoire et peut-être un autre
article...
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*j'ai repris l'intégralité du commentaire, en me permettant simplement de le scinder pour pouvoir répondre au fur et à mesure
Commentaires
à lire sur le sujet le trés bon livre d'andré Méry "les végétariens ,raisons et sentiments",édition la plage.
je me permet de rappeller que le végétarisme n'est pas qu'un régime alimentaire mais une philosophie (c'est pour l'omni), et que l'homme est adaptivore.
merci hooly,j'attend la suite
Le végétarisme peut être un régime alimentaire ou une philosophie, ça dépend des personnes, il existe tellement de raisons d'être végétarien que je trouve dommage de le réduire à une seule facette.
J'aime bien le terme d'adaptivore pour parler de l'humain car je trouve que ça correspond bien à son comportement.
Le grand coeur te dit merci... ;-))
Pour cette déclaration argumentée, non polémique et fondée, comme tu le dis, sur la sensibilité (ta remarque sur le vivant/mort, le sensible/l'insensible m'a étrangement touchée).
Pour l'humour et la fermeté qui s'en dégage.
Pour, malgré tout, le respect de l'autre, même omni (l'inverse étant rarement vrai, ou alors teinté d'une vague condescendance)
Pour l'accompagnement... rassurant.
Est-ce que tu me permets d'ajouter mon grain de sel de Guérande ?
"De tout temps on a mangé de la viande", au-delà de ce que tu en dis, il faut voir aussi que nous n'avons plus du tout, du tout le même mode de vie que de tout temps. Avoir un habitat sédentaire, chauffé, trois repas par jour, des tonnes de nourriture à disposition, se déplacer sans efforts, etc, c'est très récent tout ça.
(parenthèse un peu hors-sujet, mais quand on voit les réactions de beaucoup de gens sur l'accouchement à domicile, on se dit que "de tout temps" est un argument qui ne sert que quand il arrange ! Que celles à qui on n'a pas dit qu'il fallait "arrêter de vivre au moyen-âge" se lèvent...)
"Notre physionomie..." Ca aussi, ça se discute. On a des mètres et des mètres d'intestin grêle dans lequel la viande a le temps de pourrir. Il suffit de comparer les odeurs corporelles (sueur, déjection) d'un omni et d'un végé pour s'en rendre compte. Si mon corps dégage une odeur nauséabonde, est-ce bon signe ? Personnellement, j'en doute.
"Il est difficile d'équilibrer sa nourriture" Selon les conceptions actuelles de la diététique. Qu'on peut décemment remettre en cause quand on voit le nombre de maladies dites "de civilisation" et que certains médecins (Seignalet, Joyeux, Kousmine) attribuent au contenu de nos assiettes...
Personnellement, je pense que nous mangeons *trop* et que c'est un problème important pour le bon fonctionnement du corps (ceux qui ont déjà jeûné savent quelle énergie on trouve alors...), largement plus répandu et ennuyeux que le végétarisme.
"Les viandes rouges sont d'excellentes sources de fer" Est-ce que l'apport champion toute catégorie pour le fer n'est pas la tisane d'ortie ?
J'adore l'argument sur le tiers des femmes carencées en fer, alors que 1% de la population française est végétarienne :-)
"Les légumes aussi sont vivants" J'ajouterais un argument trouvé sur je ne sais quel site végé, à propos du cri de la carotte : si on part sur une philosophie "jusqu'au-boutiste" (puisque tu es capable de manger une salade vivante, alors c'est ridicule de ne pas manger un animal vivant), on peut l'appliquer aussi aux omnivores : si tu es capable de manger un animal vivant, alors pourquoi ne pas manger un homme ?
"Après tout, les autres animaux de la nature en mangent aussi" J'attends ton article avec impatience !
Pour moi, un seul argument : certes ils en mangent... qui a vécu libre et qu'ils ont tuée eux-même. Ca n'est absolument pas comparable avec les animaux que nous martyrisons et abattons de manière industrielle.
Quant au fait de respecter le choix religieux, je te comprends ô combien... Passé un temps, j'ai même pensé à dire que mon choix était religieux tellement il me semblait plus simple de le faire respecter ainsi. C'est un travail d'assumer qu'on pense par soi-même, et que ça nous a amené à faire un choix qui nous singularise.
Merci encore Holly, une bise végétale.
Il manque évidémment des éléments dans les questions comme dans les réponses, par exemple celui de la physionomie : je suis devenue végétarienne progressivement mais pas mal de gens qui ont fait une transition immédiate disent avoir ressenti un réel allégement du point de vue intestinal. La viande est difficile et lourde à digérer, je n'avais jamais pensé à la longueur des intestins pour expliquer cela...
Tout à fait d'accord sur la nécessité de "repenser" son alimentation loin des diktats industriels : on mange trop et mal. A quand une alimentation consciente et raisonnée?
J'aime beaucoup le contre-argument de la carotte, je l'applique souvent en proposant aux gens de manger du chien, du chat, du singe ou de l'humain...
Chère Hooly,
Emue et ravie de te lire. J'ose enfin prendre la plume mais voici un an que je te lis et le sujet en question me touche énormément...En effet j'ai un peu honte de le dire là mais je suis encore omnivore même si j'ai une vie extrêmement respectueuse de l'environnement et d'autrui.
Ce que je veux dire c'est que j'aimerais ne plus manger de viande et passer de l'autre côté, mais voilà j'ai le cerveau pollué par les "attention sans viandes vous aurez des carences etc" et le déclic ne s'est pas encore fait....
Je veux et vais changer progressivement et ton article me pousse réellement à affirmer mon envie et mes convictions et pour cela je te remercie...
Bon j'espère que vous comprendrez cette prise de parole un peu étrange mais ça fait du bien d'en causer avec des gens sensés qui ont un vrai point de vue sur la question...
Merci
Audrey
Pour faciliter le déclic, voici un film que j'ai découvert sur le blog de Raffa : il s'agit d'un documentaire intitulé "Terriens" (ou plutôt "Earthling" car il s'agit d'un film anglophone sous-titré en français) qui montre de très nombreuses images de la façons dont les animaux non sauvages sont traités durant leur misérable vie. Certaines scènes sont tout simplement insoutenables, même pour les omnivores et je pense que quiconque ayant le courage de regarder jusqu'au bout (je ne l'ai pas eu, c'est tellement dur !!!) ne peut plus se voiler la face et continuer à être complice de ce massacre. Et pourtant, je ne suis ni végétarienne (du moins pas encore) ni spécialement amie des bêtes. Ce film est une démonstration implacable et incontestable qui ne laisse pas de place à l'hésitation. Allez le voir ici : http://raffa.over-blog.com/article-5759565.html ou ici : http://video.google.fr/videoplay?docid=4093730216074063220
J'aime ton article et oui difficile d'être cohérent dans ses habitudes!
Ils ont de drôle d'habitudes ces coréens!
Ils sont vraiment bizarre manger du chien, avouez que c'est dégoutant!
Remarquez les français mangent du la pin et du cheval , BerKKKKKKK!!
ps! Ah! Au fait pour les coréens , explication sur mon blog!
nous (les végétarien-nes) avons tous subi une importante pression sociale, les préjugés (ceux des autres, les notres). L'important est d'aller à son rythme et d'être en cohérence avec soi-même.
Quand on est sensible à la souffrance, qu'elle soit humaine ou animale, il est normal de se poser la question du végétarisme. Après, à chacun(e) de faire en fonction de son évolution perso.
des que je rentre en france et que jaurais mon oridi, je me ferais une joie dimprimer cette liste et lapprendre par coeurm car cest vrai que des fois les reponses me manquent. Et je vois donc qu on va fialement se rencontrer en mai, genial!
J'en ai pas parlé dans l'article mais l'une des vraies bonnes raisons d'aller à la Vp, c'est aussi de retrouver tous les copains, réels ou virtuels...
Sinon, tu as failli me faire criser avec cet astérisque qui ne trouve sa note qu'en bas d'article... Faut pas me faire angoisser comme ça !
L'avantage, c'est que tu milites en douceur ;-)
J'avais envie de changer des choses dans ma vie...Pas à pas, j'entrepends la simplicité volontaire, le désencombrement
Boudiou, j'ai du boulot...mais je ne désespère pas. Pas à pas... j'y arriverai.
Et cet article m'aidera à étayer mes nouveaux engagements.
Et surtout j'aimerai convaincre mes 2 grandes filles adultes qu'il ne s'agit pas que d'une lubie de vieille femme.
Merci
Comme on a pu le dire plus haut, c'est dur de changer des années d'habitude et de poids social : à chacun de trouver son rythme. On part pas tous du même point et on a pas tous la même volonté, l'essentiel est d'y aller...
Pour la famille, c'est ce qu'il y a de plus dur, mais tu verras, plus tu discutes et plus les gens prêtent une oreille attentive...
C'est clair que le discours d'omni est bien celui que j'entends aussi depuis 15 ans... On enseigne le discours anti-végé à l'école ?
Pff tu aurais du numéroter les parties ce serait plus facile de répondre !!
L'omni dit : De tout temps on a mangé de la viande,
C'est faux ! L'être humain n'a pas toujours mangé de la viande. ET surtout à l'heure actuelle bcp bcp bcp d'être humain ne consomme pas de viande (je ne parles pas que des végétariens)
L'omni dit : notre physionomie vous le dira : nous sommes faits pour être omnivores et donc manger de tout.
Il a raison, mais omnivores ne veut pas dire consommation majoritaire de viande. Avoir la capacité de manger et digérer +/- un ti bout de cadavre trouvé dans un coin en période de disette (en hiver par exemple) est un avantage certain. Nous ne sommes pas prévu pour manger bcp plus que ça. Nous n'avons pas du tout une physionomie de carnivore, ni les mêmes capacités.
Mais hooly tu mélange plusieurs choses. Il y a effectivement des trucs qui sont désormais obsolèthe chez nous. Ce n'est pas le cas encore de notre machoire et de nos dents. En sachant que le développement de notre crâne, et de notre cerveau, est intiment lié avec le développement de notre machoire, il est possible que nous changerons aussi d'un poitn de vue neurologique. Mais cela aussi si on ne consomme que de la purée/bouillie immonde que l'on nous sert un peu partout, ou des pilules.
Ce n'est ni un argument pour ni un argument contre. Ce n'est pas un argument tout court. Etre omnivore veut dire que nous pouvons manger de tout, cela n'implique pas que nous devons nécessairment manger de tout. Comme le dit nimphea nous sommes surtout adaptivores. Cela veut dire que nous pouvons survivre dans beaucoup de situation alimentaire. L'absence de viande également.
L'omni dit : Nos besoins aussi reflètent cet état de faits : il est difficile (mais pas impossible, j'en conviens...) d'équilibrer sa nourriture afin de ne pas avoir de carence en vitamines (qui sont des éléments indispensable au bon fonctionnement du corps humain et qui ne peuvent pas être synthétisés. Lorsque vous en manquez, si cela n'est pas trop grave, vous ne le sentez pas, mais votre corps fonctionne moins bien) puisque certaines vitamines se trouvent de façon privilégiée dans la viande.
Heu... je voudrions pas dire mais là c'est clairement du côté des carnivores qu'il y problème. La vitamine B12 est la seule qui peut poser problème à un végétalien. Par contre la quantité astronomique de nutriments essentiels (vitamines acides gras, acides aminés, stérols, flavonoïdes etc.) présents dans le monde végétal dont se prive énormément de gens actuellement (que ce soit ceux qui soint carnivores stricts, j'en connais, ou supermarchivore strict, ou fastfoodivore strict) explique pourquoi un régime végétarien bien conçu SERA TOUJOURS bien plus nutritif et de qualité que beaucoup de ce que quantité de gens et d'enfants consomment tous les jours. ET ce n'est pas si difficile
Je connais bien plus de non-végétariens qui mangent n'importe comment que de végétariens. Je connais bien plus de non-gégétariens régulièrement malades aussi.
L'omni dit : Les viandes sont donc de très bons aliments
Malheureusement pas toutes... La viande industrielle n'a plus grand chose à voir d'un point de vue alimentaire avec la vraie viande. ET cette dernière n'est pas forcément un bon aliment indispensable.
L'omni dit : Equilibrer son alimentation en étant végétarien demande une forte implication et de bonnes connaissances en nutrition afin d'associer les bonnes céréales avec les bonnes légumineuses. C'est pourquoi je pense malheureusement que de nombreux végétariens sont déficients en éléments essentiels, même s'ils ne le ressentent pas.
Equilibrer son alimentation quel que soit son régime est difficile !! ET l'équilibrer en fonction de quelle thèse nutrioniste ? Celle qui dit qu'on a besoin de lait et de produits laitier pour assimler du calcium, laissez moi rire .
Encore une fois, dans ce domaine je trouve que les végétariens s'en sortent en général mieux que les omnis. Pour ce qui est des carences, je le redis, mais la nourritures industrielles est la principales cause de carrences. Là encore ce sont les végétariens qui s'en sortent le mieux (du moins s'ils ne font pas que manger des steacks végétariens du supermaché)
L'omni dit : Je vous signale que pour le moment, nous n'avons pas encore trouvé d'autre solution pour nourrir la population grandissante et que même si nous étions tous végétariens, il ne serait que plus difficile de tous nous nourrir correctement.
Alors là c'en est risible ! Pas un agronome ou un biologiste qui ignore que c'est totalement l'inverse et que si nous voulons nourrir tout le monde, il est indispensable qu'on se restreigne en matière de viande. A l'heure actuelle, si tout le monde était végétarien (et/ou acceptait de s'en tenir à un régime de 1500 à 1800 kcal) on pourrait nourrir tout le monde.
J'en arrive à la partie où je ne suis pas d'accord avec toi Hooly.
D'abord les animaux ET LES PLANTES sont sensibles. Il te faudrait définir ce que tu appelle sensible. Les plantes sont elles aussi sensibles à la douleur.
La distinction qui a mon avis doit être faite (pout toi) c'est entre organismes vivant avec système nerveux et sans.
Pour ma part je fais encore des distinction entre système nerveux comme je l'ai déjà expliqué ailleurs. Mais surtout la disctinction fondamental c'est entre type d'élevage. Un élevage où la relation homme-animal se rapproche plus de la symbiose que de l'exploitation n'a rien à voir en terme de souffrance avec l'élevage industriel.
ENsuite je partage entièrement l'avis d'omni sur la question de la prédation (des animaux sauvages, car on ne peut pas comparer des animaux d'élevage à des animaux sauvage, ce n'est pas de la prédation que l'on fait envers eux mais de la sur-exploitation - en général). Mais ça j'en ferais un article pour expliquer qu'à l'heure actuelle le seul moyen de préserver un peu de nature et de biodiversité là où l'homme est présent... c'est de chasser (la question se pose par contre du but et des moyens de cette chasse, et la chasse telle qui'elle est faite actuellement je la condamne) et/ou de laisser revenir les prédateurs.
Mais oui l'homme se doit d'être le régulateur de ce qu'il a dérégler pour sauvegarder ce qu'il reste.
Par ailleurs j'avais fait il y a bien longtemps un article sur les raisons éthiques écologiques et sanitaires de ne pas manger de viande. http://raffa.over-blog.com/article-526790.html
ET je ne suis pas d'accord avec nimphea non plus : le végétarisme peut aussi n'être qu'un régime.
Je ne reprends pas tous tes points, je suis d'accord avec la plupart d'entre eux, surtout ceux sur la malbouffe des omnivores. Je n'ai pas insisté dans l'article mais quand on devient végétarien, on se pose des questions sur son alimentation et on commence à fréquenter des lieux bizarres comme les magasins bio, du coup on modifie souvent radicalement son alimentation en y ajoutant de graines germées, des algues et autres bizarreries qu'on n'aurait jamais découvert autrement...
Pour le squelette, je ne sais pas ce qu'il en est du développement. Je pensais notamment aux dents de sagesse...
J'aime bien le non-gégétarien toujours malade ;-)
Par sensible, j'entend effectivement "qui a un système nerveux" tout en sachant que la distinction n'est pas discrète : de la moule à l'éponge, de la coquille au corail, les frontières sont parfois floues.
Ok pour dire que l'homme doit réguler ce qu'il a déréglé, par pour dire qu'il a un rôle de prédateur en tant que tel!
Yepee !!!
Il m'aurait été bien utile (ton article) il y a environ deux ans quand j'avais droit à l'interrogation orale quasiment à chaque repas... Maintenant moi aussi j'ai des réponses toutes prêtes dans ma tête.
J'avais d'ailleurs été aidée en cela par le livre "le végétarien sans peine" qui donne des pistes avec humour et permet de réaliser que "non je n'étais pas seule, et que les omnivores n'ont pas une imagination illimitée en matière de critique du végétarisme."
Je trouve "notre omnivore" plutôt sympathique quoique très péremptoire : "donc il n'y a aucune raison de ne pas manger de viande".
Pourquoi une conviction religieuse serait-elle plus acceptable qu'une autre ? D'autant plus que les critiques du végétarisme se placent quasiment toujours du côté de la raison face aux irrationnels que nous sommes.
C'est même la science que nous combattons en mangeant car nos corps sont "faits" pour tel ou tel comportement et donc il est de notre devoir de le suivre... Ce qui est assez intéressant c'est que les gens qui critiquent ce choix se placent quasiment toujours du point de vue rationnel, et ce qu'ils acceptent le moins ce sont justement les convictions et les arguments rationnels. Si quelqu'un ne mange pas de viande parce qu'il n'aime pas c'est tout à fait acceptable, pas si c'est un choix.
C'est parce que c'est un système de pensée très ancré dans notre culture et qui n'est donc pas aisément remis en cause. Du coup plus c'est rationnel moins c'est tolérable, car ce qui est de l'ordre du sentiment ou du gout (ou du dogme) ne remet pas en cause ce que nous pensons de la nourriture en général.
D'ailleurs un de mes amis vg me faisait remarquer qu'après des heures de discussions avec des omnivores sur toutes ces questions ils finissaient souvent par dire : "de toute façon, chez nous on ne mange que très peu souvent de viande". Alors pourquoi notre alimentation est-elle si critiquable ?
Pour ce qui est des vitamines je pense ne jamais en avoir autant mangé. Parce qu'avant je ne mangeais pas beaucoup de légumes (ou toujours les mêmes). Je pense mieux manger aujourd'hui, même si mon horreur de la diététique m'a toujours rendue vulnérable à des carences. Cependant je n'ai pas été anémique avant mon végétarisme, alors qu'avant çà m'était arrivée. Je confirme que j'en ai fini avec les lourdeurs d'estomac après les repas de fête dont j'étais coutumière quand je mangeais de la viande.
Pour ce qui est de l'homme prédateur je serais assez d'accord avec Raffa. Non pas comme le dit notre omni parce que biologiquement c'est notre rôle. Mais justement parce que les animaux sauvages de nos contrées ne vivent plus dans un monde vraiment naturel car il a été modifié énormément par nos soins. Du coup si aucune régulation ne s'opère on ne peut pas espérer que cela se fasse tout seul. Moi j'ai toujours eu horreur de la chasse mais cette question me pose un vrai problème...
Bon ben à bientôt !
LP
Pour répondre à Raffa, je pense que le végétarisme n'est pas qu'un régime alimentaire parce que l'on ne soucie pas que de son assiette et de ce qui rentre dans le corps; il y a une reflexion plus vaste derriére concernant l'environnement, les conséquences de ses actes alimentaires et de consommation, l'économie ,et peut être moral pour certains.
Pour moi, et peut être d'ailleurs que pour moi (je ne parle pas au nom d'autres végétariens) il y a un idéal de non violence dans le végétarisme.
La plupart des végétarien, chez nousn le sont suite à une réflexion, donc oui chez eux c'est aussi philosophique.
Mais d'autres le sont pour d'autres raisons, soit qu'ils ne supportent pas la viande, soit qu'ils n'aient aucun moyen de s'en procurer ou n'importe quelle autre raison. Et ces gens là sont aussi végétariens. Il serait bien je pense que les végétariens "philosophiques" s'en rendent compte. Ils n'ont pas le monopole du "végétarisme". D'autant que bon nombre de "philosophies" différentes peuvent mener au végétarismes ;)
J'aime bien ce genre de contre-argumentation, point par point.
Par contre, attention à l'argument : beaucoup de gens sont végétariens sur Terre ... On peut aisément penser que s'ils avaient accès à de la viande ils en mangeraient volontiers et l'omni peut aussi ajouter que ce sont des végétariens de fait, car ils n'ont pas trop le choix. (et donc forcément carencés !?)
Bref, c'est un peu hypothétique.
J'aime bien l'argument de la nature, on pourrait même mettre une majuscule.
La Nature, donc, c'est le type même d'argument qui peut dire tout et son contraire, et c'est souvent l'argument choc des omnis : et alors tu ne respectes pas la Nature ?
C'est intéressant si on est (encore !) patient, mais maintenant, quand je suis avec des omnis, la plupart du temps je n'ai plus envie de débattre du végétarisme.
Marre de se faire agresser, rembarrer, rabaisser, c'est fatiguant.
Plus terre à terre, je confirme ce que dit Koa à propose de l'odeur des déjections : peu ou pas d'odeurs pour un régime plutôt équilibré (avant d'être vg) idem maintenant, au contraire de certaines personnes à alimentation tendance "carnivore" déséquilibrées dans mon entourage ;) (trop sucré, gras, pas de légumes et fruits) c'est infect, au secours, aéréz et sortez vos masques à gaz.
Raffa, peux-tu nous en dire plus sur la sensibilité des plantes ?
Je pense que si les arguments développés sont ici ceux des "végétariens philosophiques" c\\\'est aussi parce que ce sont eux qui sont toujours en cause dans cette affaire. Car même le plus rationaliste des omnis ne critiquera pas autant les vg par goût ou par choix religieux (sauf s\\\'il est passionnément athé et là c\\\'est la religion et pas le végétarisme qui sera critiqué), et encore moins ceux qui n\\\'ont pas de viande à disposition. D\\\'ailleurs aucun argument n\\\'est avancé contre eux sauf peut être celui de l\\\'équilibre nutritionnel. J\\\'ai des amies qui n\\\'aiment pas la viande et personne ne leur casse les pieds pour savoir le comment du pourquoi. Il est vrai qu\\\'elles mangent du poisson...
C\\\'est la critique rationnelle du régime traditionnelle qui est la plus difficile à tenir face aux autres à mon avis.
Personnellement, je n\\\'avais pas tellement conscience du nombre de végétariens autre que les philosophiques avant de m\\\'intéresser au végétarisme. Certainement car le peu de vg qui existent en France en sont souvent. Cà serait certainement différent en Angleterre où vivent beaucoup d\\\'Indiens et de Pakistanais.
C\\\'est vrai que les arguments d\\\'autorité comme la Science et la Nature peuvent en général être utilisés dans tous les sens.
Je lis de temps en temps et petit à petit un livre de philo sur les animaux je crois que c\\\'est "le silence des bêtes". On voit une histoire des philosophies entourant l\\\'animal. Et là aussi on voit qu\\\'il est un peu ridicule pour les vg de dire : "regardez, des philosophes Grecs étaient vg". Parce que, si les raisons étaient bien philosophiques, cette philosophie n\\\'avait pas du tout les mêmes bases que "la notre".
Bon moi je ne me prive pas de ce genre d\\\'arguments quand on m\\\'embête ;). Mais c\\\'est plus pour prouver que mon cerveau ne va pas dégénérer dans les trois années qui vont suivre à force de ne pas manger de viande.
Cà ne me gène pas de débattre avec les omni maintenant, mais c\\\'est depuis que j\\\'ai construit un système de réponses qui a tendance à abréger la discussion ou à la conduire sur des terrains intéressants en passant vite sur le cri de la carotte...
Pour mes odeurs personnelles je n\\\'ai rien remarqué...
Nimphea je ne voulais pas te montrer du doigt, je ne parle pas de toi nécessairement en particulier. Mais pour ma part depuis le temps que je suis dans le milieu végé... et bien les discussions avec les végés m'agacent autant (en fait plus) que les omnis sur cette question du monopole du végétarisme et de sa définition justement. Je me suis déjà "disputaillé" sur LTT (avec Lia notamment) ou ailleurs, y compris sur mon blog sur cela. Non on ne devient pas végétaren forcément parce qu'on est non violent, non on ne vient pas au végétarisme forcément parcequ'on refuse de tuer un animal, non être végatarien n'a pas toujours à voir avec le "respect animal" etc etc etc etc. Quant tu as dit "je me permet de rappeller que le végétarisme n'est pas qu'un régime alimentaire mais une philosophie" Tu n'as pas précisé "pour moi" D'où ma réaction. Par la suite je ne faisais juste que la compléter.
J'aimerai que les gens comprennent qu'on dit "je suis végétarienne parceque" et non pas "les végétariens le sont parceque". Mais j'ai bien compris que pour toi c'est le cas.

Rosebud un végétarien est un végétarien de fait, qu'il y soit venu par choix, par culture ou par manque de disponibilité de viande (et il y 'en a bcp plus par culture que par manque de disponibilité, des animaux sauvages capturables il y'en a un peu partout - pas partout, et c'est d'ailleurs le braconnage l'une des principales causes de menaces pour la viande dites "de gibier", en Afrique notamment).
Lotuspensif oui ton analyse est juste je pense.
Pour ce qui est des plantes, je n'aurais pas du dire "douleur" car la douleur nécessite la conscience de cette douleur. Mais oui les plantes sont sensibles... et sont même sensibles aux "intentions" humaines. Et je ne me fais pas un délire mystique, j'ai appris ça à l'université en cours de physiologie végétale. Je décrirais peut-être précisément cela un jour dans un article, mais le monde végétal est surprenant d'ingéniosité ... et de communication.
Très interessants, tous ces arguments. Moi, je suis toujours omnivore, même si je mange beaucoup moins de viande qu'avant, et que je la choisis bio autant que faire ce peut, afin d'alimenter le moins possible l'élevage industriel.
Je voulais juste revenir sur l'argument concernant les carences en fer. Moi, ce que je comprends, c'est qu'une femme sur trois omnivore et ayant donc accès à du fer plus facilement assimilable est déja carencée. En se privant de cet source de fer, elle risque de l'être encore plus. En clair, le fer pose problème dans tous les régimes, et peut-être plus chez les végé ?
Ce qui n'est pas la même chose que penser que le régime omnivore assure le "plein" de fer.
"Plus de 14g, vous êtes au dessus de la moyenne des femmes, c'est parfait". Toute heureuse, j'ai répondu que c'était sans doute parce que j'étais végétarienne. Il a fait groumpffff et m'a dit que c'est parce que je mangeais du poisson. J'ai du lui dire que les végétariens ne mangeaient pas de poisson, mais on sentait bien que mes résultats n'allaient pas avec ses convictions personnelles. y'a encore du chemin à parcourir pour combattre les préjugés!
C''est la première fois que je laisse un commentaire sur un blog mais l'article et les commentaires m'ont vraiment interpellé et j'aimerais y ajouter mon petit grain de sel.
Je me présente en deux mots, j'ai été végétarienne pendant de longues années et puis un jour j'ai eu envie de viande... Et petit à petit la viande et surtout le poisson ont réintégré mon alimentation. Je l'avoue, c'est par goût, j'aime ça et je le revendique. Mais je respecte tout à fait que ce ne soit pas le goût de tout le monde ou que ce soit pour des raisons philosophiques de respect d'êtres vivants que certains soient végétariens. En fait je le suis devenue durant mes études de médecine parce que j'ai été dégoûtée par les cours de dissection... Ca peut paraître loufoque mais c'est l'unique raison! Et c'est vrai qu'à cette époque a commencé le difficile combat contre les mangeurs de chair... expliquer pourquoi, comment on arrive à ne pas avoir de carence, dire combien c'est bon les préparations végétariennes... Je me suis battue bec et ongle et je vous comprends, c'est épuisant. D'ailleurs une de mes grande fierté actuellement est de préparer des repas entièrement sans viande ni poisson pour mes amis omnivores comme moi mais qui ne connaissent pas le végétarisme, aucun n'est reparti affamé ou déçu par le repas, ils ne connaissent pas, c'est tout et souvent sont contents de goûter de nouvelles saveurs "végétales".
Désolée d'être un peu longue mais voilà où je voudrais en venir, en tant que médecin, je me rends compte qu'effectivement notre alimentation quotidienne est déplorable, trop riche, trop de viande, trop de graisses d'origine animale, trop de sucres raffinés etc Je me demande donc si avant de se "battre" pour savoir si oui ou non on est fait pour manger de la viande on ne devrait pas se demander si notre alimentation est équilibrée... Connaissez-vous correctement la pyramide alimentaire? Qui, végétarien ou omnivore, peut se targuer d'avoir une alimentation parfaitement équilibrée (3 à 5 parts de fruits, 7 à 9 parts de légumes par ex...)? J'ose espérer que c'est en promouvant cet équilibre qu'on peut amener les gens à manger moins "moche". Choisir d'abord le légume du repas et puis ce qui va l'accompagner, voilà une petite astuce que je donne à mes patients, et bien souvent ils zappent la viande... Je crains également que tout le monde n'ait pas le temps et l'énergie nécessaire pour choisir judicieusement le végétarisme, je vois malheureusement trop de jeunes filles qui choisissent ce mode d'alimentation pour "maigrir" et qui font tout et n'importe quoi, étant en carence de pratiquement "tout" puisqu'elles ne connaissent pas et n'équilibrent rien...
Je voudrais enfin terminer par sur une petite note sur les conditions d'élevage des animaux, je sais qu'il existe des éleveurs peu scrupuleux, brutaux et cruels, ce sont ceux qu'ont voit dans ces reportages horribles qui me soulèvent le coeur autant qu'à vous. Par contre je connais des éleveurs ( dans ma famille par exemple) respecteux de leurs animaux et qui aiment leur métier, qui veillent au bien être du bétail et à leur fournir une alimentation et des conditions de vie correctes, faut-il les blâmer? Je ne le crois pas...
Voilà, merci de m'avoir lue.
Juste pour rebondir sur les éleveurs, je ne les blâme pas mais j'ai toujours un peu de mal à voir un éleveur dire qu'il aime ses vaches et les emmener sans état d'âme à l'abattoir....
Je voudrais enfin terminer par sur une petite note sur les conditions d'élevage des animaux
Heureusement qu'il existe encore de "bons" éleveurs et je les défends aussi. Néanmoins, la très très grosses majorité de de la viande disponible chez nous vient d'un monde où l'animal (comme l'homme d'ailleurs) n'est que le maillon d'une chaîne de montage industrielle, où quasi aucun de ses besoins n'est respecté. Et pour moi, ces conditions ne peuvent en aucun cas donner un aliment de qualité, au delà même des considérations éthiques qui devraient être préalables. La question se pose aussi pour les végétaux.
Bonjour,
Je ne suis pas végétarienne mais j\\\'envie ceux qui ont réussi à le devenir. Quand je rencontre quelqu\\\'un qui ne mange pas de viande, je ne lui demande pas pourquoi, cela ne me regarde pas et je ne comprends pas quels besoins nous avons de demander des justifications aux personnes qui "ne font pas comme tout le monde". Personnellement, je ne mange ni lapin ni cheval ni gibier et ce simple fait m\\\'attire déjà des sourires ironiques et quelques luttes verbales, surtout en famille. Par contre je suis tout à fait d\\\'accord pour dire que les omni sont des hypocrites car il y en a peu qui veulent savoir ce qui se passe avant que le steak arrive dans l\\\'assiette.
En refusant de manger de la viande, tu refuses une partie de l'éducation qu'on t'a donnée et tu remets en cause les valeurs de ta famille, du coup ça a encore plus de mal à passer...
Enfin , je reste aussi sidérée que toi de lire que le végétarisme est une erreur biologique, un danger physiologique et une anomalie SAUF!! ..... si c'est pour des raisons religieuses. L'argument défie toute logique et insinue que toute pratique, si elle est religieuse ne peut pas être remise en cause: la torture est intolérable, sauf l'excision; la peine de mort est atroce, sauf dans le cas d'une femme adultère, la discrimination à l'emploi est une grave atteinte aux libertés sauf pour la prêtrise, la liberté d'expression est primordiale sauf quand il s'agit des caricatures d'un dieu, d'un prophète ou d'un personnage mythique. Non merci.
pourtant, pour presque les mêmes raisons, j'ai diminué depuis un an, de moitié ma consommation de viande et de poisson...en fait, je cherche à savoir d'où vient l'animal qui arrive dans mon assiette. du coup ca prend plus de temps, ca coute plus cher, et bien tout naturellement on en mange moins (environ deux repas par semaine avec de la viande, deux avec de la charcuterie (jambon), et un avec du poisson). je ne suis pas plus carencée qu'avant, mon poids n'a pas bougé, j'ai moins de boutons sur le visage, et je me sens même moins fatiguée.
je me goure certainement, car j'avoue ne pas avoir le courage de renoncer à la viande, mais si chaque être humain, acceptait de manger moins de viande, ou de faire vraiment attention à ce qu'il consomme, cela résoudrait les trois quarts des problèmes écolo-alimentaires de cette planète...
Va pas falloir que je tarde à l'écrire cet article....
Pour l'aspect physiologique, le livre dont il était questionplus haut dans les commentaires (Végétariens, raisons et sentiments, d'André Méry), l'auteur avait comparé notre système digestif avec celui des animaux carnivores et herbivores. Ce qui était frappant, c'est qu'il démontrait que notre organisme était beaucoup plus proche de l'herbivore que du carnivore.
Ravie que tu sois de retour.
Dalhia (vg depuis 7 ans)
Ton argumentation est intéressante. Je suis omnivore pour la raison que tu souligne: par gout!
C'est vrai, j'aime la viande, mais j'en fait un plaisir. La plupart du temps, je préfère manger du poisson ou avoir un régime alimentaire quasi-végétarien. Je pourrais me passer totalement de viande, mais je serais triste. En tant que gourmande et amatrice de bonne chère, j'aime me régaler de temps en temps avec de la viande.
Cela dis, j'adhère avec les arguments en faveur du végétarisme. Pour notre planète, pour les animaux, pour notre santé, pour de nombreuses raison, c'est mieux.
Ce qui est dommage, c'est le manque de toléranc,e d'un coté comme de l'autre. Les omnivores se moquent des végétariens, et les végétariens stigmatisent, parfois avec des mots très durs, les gens qui ont choisi de manger de la viande.
Chacun doit être libre de ses choix, même s'ils semblent mauvais aux yeux des autres, et quelles qu'en soient les raisons.
En tout cas, ton retour ici c'est chouette: je lisais ton blog depuis quelques temps, en me disant que même "à l'abandon" il était intéressant, mais c'est quand même plus sympa que tu sois là.
J\\\'ai adoré l\\\'article, j\\\'avais plein de remarques à faire, mais les commentaires ont repris tout ce que j\\\'avais à mettre en valeur ajoutée !
Je dirais simplement ceci : si les humains sont fait pour manger de la viande, alors pourquoi la consomme t-ils toujours cuite ou coupée en tout petit morceaux ?
Qui peut se targuer de manger une cuisse de poulet cru ? Qui a les dents pour cela ? Quel omni n\\\'a pas était dégouté en voyant Gollum déchiqueter un poisson palpitant avec ses petites quenottes ?
Nous avons peut-être consommé de la viande crue, il y a trés longtemps, durant l\\\'ère glacière, quand rien de végétal ne poussait. Mais nous consommons surtout la viande depuis que le feu nous permet de la faire cuire !
J\\\'admire en tout cas votre capacité d\\\'argumentation.
Voilà trois ans que je suis végétarienne, suite à un "réveil" alimentaire mais aussi général. Une envie de penser par moi-même ?
Voilà trois ans que moi aussi je discute, argumente... Surtout depuis qu\\\'est né mon petit Romain. "Mais tu ne vas pas l\\\'obliger à être végétarien quand même ?"... comme si les autres mamans n\\\'imposaient pas leur régime alimentaire elles aussi ! Enfin bref, mon compagnon est passé du côté vert de la force à Noël. Ca lui a pris en mangeant du foie gras. Je devrais me réjouir, non ? Et ben non. Me voilà furieuse ! Maintenant que la bulle familiale est végétarienne, j\\\'ai l\\\'impression que je m\\\'isole, je n\\\'ai plus envie de discuter, de militer, d\\\'argumenter, de propager mon opinion. Mon ami était le seul qui pouvait tempérer mes élans. Maintenant qu\\\'il partage toutes mes opinions, qu\\\'ils les amplifie même, j\\\'ai grand peur que l\\\'on se détache définitivement du "reste du monde" et que l\\\'on passe du côté des victimes, des incompris...
Avez-vous eu un jour cette impression ? Je recevrais avec plaisir tous les avis que vous pourrez me donner. Vos expériences seront aussi les bienvenues. Hooly, as-tu vécu la même chose ?
Merci de m\\\'avoir lue :)
Julie
Si j'ai effectivement plutôt des copains écolos ou végés ou anti-télés, je cotoye tous les jours des omnivores, des anti-écolos, des téléspectateurs avec qui je peux discuter de tous ces points.
Parce que j'ai la conviction chevillée au corps, je me dis que je ne pourrais pas vivre autrement, j'essaie juste de ne pas me couper du monde...mais je dois constater que finalement c'est plutôt le monde qui commence à bouger. La cosméto bio, l'émergence des concepts durables ou équitables, la disparition des sacs plastiques en supermarché, autant de choses qui me prouvent au quotidien que penser par soi-même n'est pas forcément se couper du monde mais au contraire le secouer un peu!
Il suffit parfois d'etre plus informe (desolee, je n'ai pas d'accents) pour se former une opinion plus exacte de l'etat des choses...
Le site sous-dessous presente des petits dessins animes plein d'humour et d'informations - en anglais - mais si vous ne le parlez pas vous pouvez toujours comprendre un peu :-)
Bien que je brule de faire un long commentaire sur tout l\\\'article, je vais seulement me concentrer sur le dernier paragraphe. Comme toi Hooly, je suis à chaque étonnée de voir qu\\\'etre végétarien par religion est parfaitement accepté, alors que l\\\'etre par raisonnement et éthique est complètement rejeté. Ainsi, il est plus respectable de croire aveuglément en un dogme, plutot que de tirer des conclusions par ses propres constatations et observations.
Si je suis végé par religion, on me laisse tranquille; si c\\\'est par compassion et éthique, on va tout faire pour me prouver que j\\\'ai tort. Bizarre, non?
J\\\'avoue ne pas comprendre comme les gens fontionnent parfois... Faudrait qu\\\'on m\\\'explique.
Cel :-)
Hello Hooly !
Ravie de voir ton blog reprendre vie ! Et plus que ravie de cet échange sur le végétarisme !!! Hé hé ! Moi même, militante végétarienne depuis mon jeune âge (Eh oui, déjà à l'école communale, alors que j'étais en primaire, j'argumentais avec endurance les propos de mon instituteur-chasseur pour le végétarisme !), je suis heureuse de voir tous ces échanges et ces arguments !
Merci pour ces beaux débats !
;o)
Je viens de te faire une réponse extensive... que le méchant serveur d'over-blog m'a bousillée direct au motif d'une URL trop longue ! ?
Je recommence dès que j'ai une minute.
J.
Ravie de ton retour !
Super article qui est pour moi très informatif. Je ne suis pas végétarienne et mange peu de viande par souci de santé mais c'est intéressant de voir les arguments de végétariens. Merci !
Bises
Kinoui
Tout d’abord, je voulais te remercier pour cet article remarquable, qui prouve tes qualités de polémiste chevronnée sur cette question. Pourtant, l’omnivore vorace que je suis voudrait ajouter son petit grain de sel, non pas pour rouvrir la querelle, mais pour soulever un débat d’une ampleur un peu différente.
Je voudrais, en guise d’introduction, répondre à Julie (commentaire n°33) : si je mange ma viande et mon poisson découpés, c’est seulement parce que c’est plus facile à mâcher. Attaquer le steak à même le cul du bœuf, ça reste moyennement pratique. Par ailleurs, si je les mange d’habitude cuits (ce qui ne m’empêche pas de m’envoyer un tartare ou un sushi à l’occasion), c’est tout simplement parce que c’est plus digeste. Faute de moyens de cuisson, je les mangerais crus. J’ajoute que je ne fais aucune distinction, sous ce rapport, entre viandes supposées « mondes » et viandes supposées « immondes ». Rat, porc, cheval, ortolan, quelle différence ? Je me demande même pourquoi on garde un tel tabou sur la chair humaine, parce qu’après tout, une fois mémé cannée, son cadavre va servir de pâture aux vers.
C’est là que je voulais en venir. Sitôt qu’on questionne les habitudes alimentaires, on situe forcément le débat au niveau de l’animalité de l’humain ; et aujourd’hui, cette question n’est pas d’abord morale ou psychologique, mais écologique. Quelle place avons-nous dans l’écosystème (par rapport, mettons, aux vers) ? Sur ce point, il me semble qu’il faut être tout à fait clair : même si, comme tu le dis, l’humain n’est peut-être pas par nature un prédateur, il n’empêche qu’il s’impose comme espèce dominante. Simple constat de fait (pas de simplification débile du type dominant = meilleur !) : Raffa et toi y souscrivez sans peine puisque vous écrivez : « l'homme doit réguler ce qu'il a déréglé ». Si l’humain n’était pas l’espèce dominante, non seulement il ne pourrait jamais s’apercevoir de cela (encore bien moins en faire son programme politique), mais surtout, il n’aurait jamais « déréglé » quoi que ce soit au départ.
Au passage, je conteste la connotation négative qui rôde dans cette notion de « dérèglement », d’un point de vue moral (elle laisse entendre que l’observation de la vieille règle, la résignation face à l’ordre du monde etc. constituent des vertus, ce que je ne peux pas admettre), et d’un point de vue écologique : toutes les espèces « perturbent » leur milieu pour répondre à leurs besoins spécifiques, faciliter leur survie et accroître leur démographie ; et cette perturbation s’opère au détriment d’autres espèces, surtout celles qui sont « bien adaptées » au milieu (version darwinienne de « les meilleurs partent les premiers » !).
Point essentiel : si l’espèce humaine a pu ainsi occuper une place prééminente, c’est parce qu’elle a su adapter son environnement à ses besoins d’une manière particulièrement efficace (elle a su se rendre, selon le mot de Descartes, « comme maître et possesseur de la nature ») ; en particulier, grâce à des facultés remarquables d’ingéniosité et de sociabilité, qui lui permettent d’inventer très vite des solutions techniques originales aux problèmes pratiques (ce que seuls certains oiseaux et certains mammifères arrivent à faire, semble-t-il), et à les mettre en œuvre grâce à une action de groupe coordonnée (ce dont seuls les espèces sociales semblent capables).
Autrement dit, c’est grâce à ses facultés de raison (innovante) et de morale (qui nous commande de participer aux actions du groupe au lieu de suivre nos tendances égoïstes) que notre espèce parvint à dominer le milieu, eu égard aux autres espèces en concurrence avec la nôtre. Je crois même que ces facultés de raison et de morale, si elles existent chez l’humain sous une forme paroxystique, ne diffèrent pas fondamentalement de facultés de calcul, de mémorisation, de réactivité adaptative, de confrontation, de relation interindividuelle etc. qu’on peut observer chez toutes les espèces animales (même les batraciens ou les mollusques). Question de degré, pas de nature. On peut même se demander si la vie animale serait seulement possible sans ces facultés. Tu en conviens d’ailleurs, puisque tu rappelles que les animaux sont « sensibles ».
Seulement, à enchâsser ainsi les facultés mentales dans la physiologie, nous dégageons une perspective tout à fait novatrice : vole en éclats, en effet, l’idée classique selon laquelle la personne serait le champ de bataille entre une animalité brute et agressive, et une puissance mentale ontologiquement différente (d’essence supra-terrestre, voire divine) propre à canaliser et à maîtriser les impulsions bestiales. Je ne crois pas du tout que nous soyons mi-ange mi-bête, ni à ce conflit intérieur prétendu. Je soutiens au contraire la profonde unité des facultés humaines, leur organisation réciproque, leurs interactions complexes et harmonieuses (étant entendu, je file cette métaphore musicale, qu’une dissonance peut s’avérer harmonieuse : tous les compositeurs de génie nous le prouvent). Je ne crois pas du tout, non plus, que l’animalité soit toujours synonyme de férocité, ni que la raison ou la morale conduisent toujours vers un comportement mesuré et pacifique ; je ne pense pas que l’animalité soit toujours irrationnelle et immorale, pas plus que je ne juge la raison et la morale contre-nature. Bien au contraire. Je suis même certain, pour l’avoir expérimenté dans ma chair, que la soif de connaissances exige, au-delà d’un certain seuil, une rage mentale et une agressivité extrême, sans lesquelles on laisserait tomber la recherche ; et que l’animalité la plus brute nous conduit aux caresses les plus tendres.
Dans une telle approche, la morale et la raison ne peuvent batailler contre nos « instincts animaux » (si tant est que ce concept ait le moindre sens) qu’à l’issue d’un retournement réflexif tout à fait bizarre et stupéfiant. C’est là que je voulais en venir : je ne suis pas sûr du tout qu’on puisse recourir, comme tu le fais, à la morale et à la raison pour soutenir le végétarisme ou pour obliger l’humain à renoncer à sa domination sur le milieu (même si l’on apporte la preuve morale et rationnelle de la nocivité de cette domination), puisque c’est par la raison et la morale qu’il domine. Je crois qu’on ne peut pas logiquement lui demander cela.
Si on le lui demande malgré tout, c’est, d’une certaine manière, en vertu d’une forme de raison illogique, ou d’intelligence irrationnelle ; et il me semble qu’il y a là matière à réflexion – peut-être même à refondation de l’écologie.
Bonne prise de tête ;o).
Je réponds à ton commentaire en détail ce we, promis!
Donc merci de respecter ceux qui ne pensent pas comme toi. J'avoue que j'ai souvent la curiosité de demander si on est végétarien par conviction personnelle ou par religion, est-ce que cela vous offusquerait?
Pour la question de la tolérance, j'estime qu'elle est nécessaire à la discussion... et à la survie dans un monde encore majoritairement omnivore. Cela ne veut pas dire que je cautionne le fait de manger de la viande, mais disons que je comprend qu'on le fasse...
Le point 8 bien sûr me chiffonne; car les carottes ont un petit cri triste quand on croque dedans…
Je mange très très peu de viande mais j'en mange quand meme ainsi que du poisson…
Pour moi, la nature est un tout -que l'homme manipule et détruit, soit,- mais c'est un tout quand même et nous sommes un élément de cette totalité où les uns dévorent les autres pour vivre. Constat très cruel que je m'éfforce de regarder en face. L'homme pouvant réfrener ses instincts- mieux qu'un tigre ou un requin- il peut effectivement se priver de viande et de poisson et néanmoins continuer à vivre, je l'admets… Mais ça n'empèchera pas que les renards continuent de courser les lapins et les lions de tuer les antilopes… Que l'humanité aille vers une diminution drastique de consommation de protéines animales, je milite volontiers pour ça… mais il ne faut pas se voiler la face: la cruauté est intrinseque à la survie de la biodiversité des espèces…
bises V.
On glorifie toujours la compassion envers les faibles, si un enfant est handicapé, si un homme est blessé, malade ou fatigué, on ne va pas volontairement lui taper dessus en lui assénant que "la cruauté est intrinsèque à la survie de la biodiversité des espéces", mais on essaie de mettre en place des structures qui permettent à chacun de trouver sa place...pourquoi ne pas élargir cet état d'esprit aux animaux?
Ravie de te relire, ça faisait longtemps.
D'habitude, ,je me contente de lire les commentaires bien planquée. Mais il ne m'a pas semblé voir dans toutes les réponses (toutes éminemment documentées, apparemment) une quelconque référence à la B12 ailleurs que dans la viande.
Or, il me semble qu'un végétarien peut s'en "procurer" dans la Marmite, cette pâte anglaise à base d'extrait de levure.
C'était ma modeste contribution à ce passionnant débat, merci encore pour votre expertise à tous.
Je ne suis pas végétarienne et ne le serait jamais, parce que, désolée mais, j'aime un bon boeuf bourguignon ou un roti de veau aux morilles. Cela étant, je ne crois pas que "notre physionomie soit celle de mangeurs de viande". Je me souviens dans mon enfance, nous ne mangions de la viande qu'environ une fois ou deux par semaine et nous ne nous en portions pas plus mal (au contraire meme !). En fait, je crois que manger du boeuf plutot qu'une assiette de céreáles ou de légumes et plus une question de "culture" plus ou moins personnelle qu'une question de reel besoin.
J'essayerai de le compléter par un autre article sur le même modèle sur toutes les raisons d'êtrre végétarien...
Je vais donc certainement répondre à côté de la question mais tant pis.
Je suis d'accord avec toi que l'on ne peut pas opposer humanité et animalité, l'une étant signe de sagesse et de douceur, l'autre de violence et de bestialité. La continuité entre les relations dans une société humaine et celles des sociétés animales, ou entre les différents types de sentiments humains et animaux qu'ils soient doux ou violents, a déjà été étudiée (notamment dans l'étude des grands singes ou des animaux sociaux)
C'est d'ailleurs un argument en faveur du respect de nos amis à poil à plumes ou à écailles.
D'autre part le chemin évolutif de l'humanité est effectivement passé par le développement de l'intelligence et des techniques.
Mais si c'est bien par la morale et l'intelligence qu'il domine ces capacités ouvrent à l'homme bien d'autres champs que la domination de son environnement. Et c'est bien çà qui est intéressant : le développement de la force physique ou de capacités à chasser la nuit, finalement çà ne va pas beaucoup plus loin ce qui est énoncé. Par contre avec l'intelligence, le champ des possibles s'ouvre quasiment à l'infini. D'où développement de l'art de la philo etc... (D'ailleurs en parlant des philosophes qui a dit "Quand un philosophe te répond tu ne comprends même plus ta question ?" heureusement pour vous je n'en suis pas une. hihihi !)
Ce qui fait que nous pouvons éprouver de la compassion pour les objets de notre domination. Ainsi qu'une conscience plus large des conséquences de nos actes. Déjà nous avons conscience de cette domination...
C'est ce qui fonde les raisons et les morales à la base de la remise en cause de cette domination. Or si ce développement de









Trouvé ;-)
Merci
Atulya