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Mangez des fleurs! |
Il parait que c'est l'hiver ou en tout cas que c'est l'automne... Venise s'en moque bien et, au sublime marché du Rialto, si d'énormes courges baroques ont déjà fait leur apparition, les légumes d'été ont la part belle. Venus de San Erasmo, l'île potagère de la lagune, aubergines, courgettes et tomates défient le passant, la joue belle et ventrue et le prix dérisoire. 2 euros le kilo de tomates coeur de boeuf ventru comme un putti, voilà de quoi donner des envies d'expatriation permanente! Entre quelques rangés de kakis dodus et sucrés et de trévises précoces, j'ai trouvé un de mes péchés mignon, les fleurs de courgette. Quasiment introuvables à Paris ou alors à des prix hautement disuasifs, quasiment non- négociable dans les jardins des potes '("Mais si tu bouffes mes fleurs, j'aurai pas de courgettes!") et moralement involables dans les jardins des autres, la fleur de courgette est un peu mon edelweiss à moi. N'étant pas fan de friture, c'est le seul truc pour lequel j'accepte de mettre de l'huile à chauffer. Le résultat est un beignet léger et croustillant qui révèle une tendre fleur parfumée....sublime!

Ingrédients
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une quinzaine de fleurs de courgettes fraîches
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4 grosses cuillères à soupe de farine
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1 cuilllère à soupe de maïzena (pour remplacer l'oeuf)
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1 cuillère à soupe d'huile d'olive
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1/2 paquet de levure
- 1 verre de lait de riz (ou tout autre lait végétal)
- sel et poivre
- Les fleurs de courgette sont aussi délicieuses, farcies à la niçoise et cuites au four.
- Si vous avez un jardin, ne cueillir que les fleurs mâles pour ne pas empêcher la production (jinutile de me demander comment reconnaitre le sexe des fleurs de courgettes, je n'en sais rien, c'est juste ce que m'a dit une mamie niçoise)
- On peut les servir avec une sauce tomate chaude bien relevée dans laquelle on trempe les beignets.
- Petit truc spécial Poésie, vous pouvez manger des fleurs en beignets toute l'année puisque ça se congèle très bien.
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Lieu de perdition cuisinière... |
Après quelques vacances loin du blog, je reprends du service et promis vais répondre progressivement aux mails et commentaires qui se sont accumulés ces dernières semaines. Ce soir, dans la catégorie des plaisirs parisiens, un lieu de perdition terrible, une caverne d'Ali Baba pour apprentie-cuisinières. Si chez les Rappetout, vous trouverez votre montre, chez Picsou, des piècettes en pagaille, chez Michou, des starlettes velues en goguette, chez la Doudou des maillots à paillettes, chez G. Detou, on trouve ... de tout puisqu'il vous dit qu'il a tout! Y'a des boites d'un kilo de tapenade, des sachets énormes de noix et de fruits secs, des chocolats de couverture, des piments sous toutes leurs formes, de l'huile de pistache, des beurres de cacao de couleur, de l'acide citrique, de la crème de tartre, du sirop d'érable au litre. Et si y'a pas, on vous le trouvera...

Une petite hésitation avant de rentrer la première fois, ça rappelle la vieille épicerie de quartier où une mamie en blouse vous surveille d'un air moustachue des fois que vous voleriez un carambar et vous fusille du regard si vous ressortez le cabas vide.
Grand soulagement une fois dedans: Monsieur G. (Gontran? George? Guy? Guimauve? Gaston? gardons le mystère) porte la blouse mais pas la moustache. Et vous laisse tranquille entre les boîtes et les paquets. Ca tombe bien car il faut du temps la première fois pour repérer ce qu'on veut acheter, les étagères débordent, tout paraît à la fois tentant et exotique. Du gros et du pro vendu au prix de demi-gros aux particuliers. La boutique est petite, mais se prolonge par des labyrinthes interdits au public d'où s'échappent des voix mystérieuses "On recevra les chunks fin octobre" qui laissent à penser que des Oompa Loopas squattent l'arrière-boutique. Deux madames G. (Guliana et Gladys? Gwendoline et Garance? Guillemette et Géraldine? gardons le mystère) guident et conseillent. Plus de chunks, pas de souci: on prend des barres de chocolat à couper avec des ciseaux, démo et dégustation à l'appui. On passe sur le rayon plein de colorants et d'arômes qui sent un peu trop la chimie, on regarde bien partout entre les rayons pour ne pas louper le produit rare.
Après, quand on a fait son choix, c'est comme chez Tati au bon vieux temps, on demande sa petite fiche et on recule de 50 cm pour payer à la caisse dans le bocal où M. ou Mmes G. viennent s'asseoir pour encaisser. A l'heure des grandes surfaces logotisées, c'est un bonheur que de discuter avec les vendeurs au milieu de tous ces produits!
J'y achète ...
Super pour préparer de gros banquets, des paniers de Noël ou trouver des ingrédients rares, voici quelques idées de ce que je prends...
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de la poudre de réglisse pour parfumer mes desserts au chocolat amer
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de la pâte de pistache pour avoir le vrai goût de pistache dans les préparations
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des pépites de chocolat pour les cookies
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des barres de chocolat pour pains au choc: à découper aux ciseaux ou au grand couteau coréen, revient bien moins cher que les pépites (compter 6 euros et quelques pour 1,6kg de barres)
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des canneberges séchées pour les cookies canneberges et chocolat blanc
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du beurre de cacao pour les cosmétiques et le chocolat blanc végétalien
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du sirop de glucose pour les glaces et le chocolat blanc toujours
- des gousses de vanille, pas bio mais très bien.
58 rue Tiquetonne
75002 PARIS
Tél : 01 42 36 54 67
(vers le quartier Montorgueil)
Pour les non-parisiens qui lisent ce blog en Camargue ou ailleurs, essayez de trouver un magasin de fournitures pour patissiers, il y en a dans pas mal de grandes villes (y'en a au moins un dans la douce et odorante ville de Coulommiers, alors...) ou surfez sur Patiwizz...
Voici au fur et à mesure qu'on me les indiquera quelques adresses ailleurs qu'à Paris
A Toulouse, Laurence vous recommande ici sur son blog le magasin Dura SARL.
A Melun, La Grande Marie vous recommande : Nadine Bernard, 5 rue du miroir, 77000 Melun (derrière l'église St-Aspais)
A Lyon, Aude vous recommande : La Régionale (14 rue du Plat, dans le 2ème arrondissement).











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